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L'Ecologie de l'Information

L'Ecologie de l'Information

Communiquer en écosystème


Réseaux sociaux d’entreprise réussite ou échec ? Tout dépend de l'écosystème

Publié par Pierre Gandonnière sur 24 Avril 2019, 17:11pm

 

Les journaux professionnels n'y croient pas trop. C’est du moins le cas de La Tribune  dans un article un peu ancien (2.11.2017). La presse plus récente est à peine plus optimiste. La Croix (24.09.2018) : “Les réseaux sociaux d’entreprise n’ont pas trouvé leur public”. La Gazette des Communes (12.03.2019) : “les réseaux sociaux internes en quête de clics”.

 

OK, ils sont encore sous-utilisés, mais ils se développent et même : vite.

Peut-être vaudrait-il mieux se demander au contraire  pourquoi ça marche.

 

Qu’est-ce qu’un réseau social d’entreprise ? Un RSE peut-être un simple “Facebook interne”. La promesse est alors de communiquer de manière plus directe, plus horizontale, plus conviviale, en faisant sauter les barrières hiérarchiques, les cloisonnements. Un simple outil de communication interne qui vient se superposer aux autres ou les concurrencer. Ca marche quand ça veut. Un peu. Il faut qu’il prouve qu’il est plus efficace que les supports traditionnels, il faut que les salariés acceptent de lui consacrer un peu de temps. Ce n’est pas gagné.

 

Mais un réseau social d’entreprise peut être beaucoup plus que ça. Selon Appviser ils proposent des solutions dans quatre domaines : Collaboration, Communication, Mobilité, Sécurité et confidentialité. Chasse gardée des géants du numérique ? Pas sûr. Yamer, le petit de Microsoft, pêche par manque d’outils de communication et de mobilité. Workplace, l’enfant chéri de Facebook présenterait comme des lacunes en matière de confidentialité et de sécurité. Le français Jamespot s’en tire bien.  Classé parmi les trois meilleurs, il propose 80 applications différentes à monter en kit pour le client. Le réseau social s’adapte donc complètement au mode de fonctionnement de l’organisation, qu’elle soit entreprise ou administration publique. Selon son pdg Alain Garnier il permet d’afficher des taux d’engagements allant jusqu’à 80 et 100%, loin des 17 à 25 % relevés par l’étude de IGS / RH fin 2017 (voir Silicon) .  Il s’adresse autant aux entreprises du secteur marchand, petite ou grandes, qu’au secteur public désireux de modifier sa manière de travailler.

 

Parmi les conditions qui conduisent au succès :

 

Le travail d’abord. On inverse la logique par rapport aux réseaux grand public. Ici la convivialité ne vient pas en premier, c’est l’aspect collaboratif qui cimente le système, puis la communication, puis la convivialité.

La qualité de l’accompagnement. Prendre le temps de définir le projet avec le client, le construire en fonction des besoins et des contraintes, et surtout : accompagner la mise en place et le développement

L’adaptabilité. La solution doit pouvoir être montée en kit en fonction de la structure à laquelle elle s’adresse, elle doit coller le plus parfaitement possible. Mais aussi elle doit pouvoir évoluer, ce qui fait le succès d’un projet c’est quand le public s’en empare et le transforme à sa manière

La priorité à l’humain. La technologie ne résout rien, elle ne va pas transformer les organisations. Mais les organisations qui entreprennent de se transformer vont démultiplier leurs efforts grâce à l’outil. Les réseaux sociaux d’entreprise fonctionnent bien dans les organisations qui ont déjà développé des modes de fonctionnements collaboratifs décloisonnés.

 

Pierre Gandonnière


 

Commenter cet article

Conseil en communication digitale 31/10/2019 09:20

En effet, peut-être qu'ils ne sont pas encore au sommet de leur succès mais ils se développent très bien. C'est un outil très intéressant et qui peut très bien démultiplier les efforts des entreprises comme vous dites.
Merci pour le partage !

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