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Communiquer en écosystème

Lyon-Municipales : 5 erreurs que la droite ne devrait pas commettre

On ne gagne pas toujours de la même manière. Mais on perd souvent pour les mêmes raisons. Au moment où la campagne va prendre sa vitesse de croisière, la droite a intérêt à se méfier de ses propres travers. En voici 5. 

NB1 : Les plus graves sont à la fin

NB 2 : Au moins trois sont déjà en route

1.Croire aux sondages. 

Le seul qui pour l'instant disponible, paru le 26 juin  plaçait  Jean-Michel Aulas en tête au premier tour à 36% d’intentions de vote (voici l’article de blog). Mais depuis, le mode de scrutin a changé pour Paris, Lyon, Marseille. Et puis cette enquête partait du principe qu’Aulas ferait seul en course à droite, or rien n’est moins sûr et de moins en moins. Une nouvelle offre au centre gauche ou au centre droit pourrait bien se mettre en place à la rentrée. Et puis se pose toujours la question du 2nd tour. L’ex-patron de l’OL sera-t-il  capable de rassembler  jusqu'au centre gauche ? Car il a beau se revendiquer “apolitique” son ancrage est à droite

 

2. Se laisser griser par l’ivresse du challenger 

Quand on est dans l’opposition, mobilisant toute son énergie dans l’attaque de l’adversaire, on peut raconter n’importe quoi, se laisser aller aux pires caricatures, aux polémiques, aux démagogies, s'abreuver de la presse la plus virulente, celle qui entretient un rapport très perturbé avec la vérité des faits. Tout cela est plaisant, jouissif, un peu potache. Mais on peut aussi s’y brûler les ailes, se discréditer à force de répandre des fake news ou des approximations douteuses . Ce n’est pas grave si on souhaite rester dans l’opposition.Mais c’est incompatible avec la stature qu’on demande à quelqu'un qui souhaite exercer des responsabilités. Et puis enfin, on ne construit pas un programme avec des “non”. Il faut bien qu’un candidat dise ce qu’il souhaite faire. A cet égard, la crédibilité du projet est un enjeu majeur. On a tous en mémoire les élucubrations d’Etienne Blanc à propos de plantes en pots gérées par ordinateur qu’il aurait installées place des Terreaux ou l’une forêt urbaine de 500 000 arbres….il faut peut-être travailler un peu sérieusement.  


 

3. Donner raison à ceux qui crient le plus fort.

Pour l'instant, les seules personnes mobilisées dans la campagne sont les militants acharnés. Ils ont tendance à défendre des positions plus tranchées, plus radicales, plus conservatrices souvent que l'ensemble de la population. François Fillon a payé cher cette erreur. En 2017 à la primaire des LR (les militants) il obtient 44,1% au premier tour et 66,5% au second.  Fort de ce succès, il radicalise son discours. Mais lors de la présidentielle (les électeurs) il plafonne à 20,01% ; il est éliminé.  Les militants ne sont pas représentatifs des électeurs. Il s’agit d’être maire de Lyon, pas d’être maire des LR ou du PS ou des Ecologistes ou du RN. 


 

4.Croire que pour battre les écologistes il faut combattre l'écologie.  

Beaucoup de partis de droite commettent cette erreur à travers le monde, pour challenger la gauche ou pour sauvegarder leurs intérêts à court terme. Ils condamnent l’avenir de leurs enfants. Dans un sondage paru en avril 2025 l’Ifop révélait que pour ⅓ des Franç is, le dérèglement climatique représentait un danger “immédiat”. Ce chiffre étant plus fort chez les jeunes générations. A l’inverse, 14% des Français seulement pensent que cette menace est exagérée. Ce n’est pas un hasard si tous les maires des grandes villes à travers le monde engagent des politiques en faveur de la transition écologique. Pour gagner les élections, ils ne s’agit pas de vouloir faire le contraire des écologistes mais de chercher à faire mieux.

 


 

5. Attendre l'homme providentiel

Personne ne va marcher sur l’eau. Le discours du “sauveur” est omniprésent dans les débats politiques, il s’agit toujours de sauver la France…de quoi? Des politiques qu’on y a conduites jusqu’à maintenant. La droite lyoçnnaise fait mieux : depuis l’élection de Gérard Collomb en 2001, elle va chercher ses champions à l’extérieur de ses rangs, négligeant ses candidats naturels qui avaient peut-être une carte à jouer. Pourquoi diable s’obstine-t-elle à adouber des personnalités comme Charles Millon (2001), Dominique Perben(2008), Etienne Blanc(2021), alors qu’elle est incapable de faire émerger des Michel Havard, Pascal Blache voire même Emmanuel Hamelin ou plus récemment Pierre Oliver ? Certes en ralliant Jean-Michel Aulas, elle se range derrière un “vrai lyonnais” (pour reprendre une polémique stupide). Mais c’est un novice en politique et il a gagné sa popularité sur d’autres gazons. François Mitterrand  disait qu’on connaît la France avec ses pieds. On connaît Lyon en serrant des mains. Gérard Collomb le savait, il l’avait appris de Louis Pradel : du terrain, du terrain, du terrain. Il est tout demême paradoxal que le seul candidat de droite qui ait réussi à devenir maire de Lyon se soit appele Michel Noir, fortement implanté sur le terrain, incarnant une droite moderne, dynamique en phase avec son époque. 



 

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Pierre Gandonnière


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