<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
         xmlns:err="http://jelix.org/ns/xmlerror/1.0">
 <channel>

		<link rel="hub" href="http://overblog.superfeedr.com" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
		<link rel="self" href="http://www.gandonniere.com/rss-articles.xml" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
	
    <title><![CDATA[L'Ecologie de l'Information, le blog de Pierre Gandonnière (Médias)]]></title>
    <link>http://www.gandonniere.com/categorie-11266388.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Médias&quot; du blog &quot;L'Ecologie de l'Information, le blog de Pierre Gandonnière&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
        <image>
        <url>http://fdata.over-blog.net/2/06/33/83/avatar-blog-1051333695-tmpphpHTH9bb.jpeg</url>
        <title><![CDATA[L'Ecologie de l'Information, le blog de Pierre Gandonnière (Médias)]]></title>
        <link>http://www.gandonniere.com/categorie-11266388.html</link>
                            </image>
    
    <pubDate>Thu, 08 Dec 2011 02:42:04 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Thu, 08 Dec 2011 02:42:04 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.gandonniere.com</copyright>            <category>Médias</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Danger : rien ne protège la liberté d’expression sur le web]]></title>
        <link>http://www.gandonniere.com/article-danger-rien-ne-protege-la-liberte-d-expression-sur-le-web-86490376.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img alt="web03censure.jpg" height="250" width="300" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/2/06/33/83/web03censure.jpg">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Je viens de terminer un bouquin qui fait un point complet sur le droit de la presse. Enorme surprise, il semble bien que rien ne protège la liberté d’expression. A
    force de bricolages effectués au coup par coup, sans aucune cohérence, on a fabriqué un monstre juridique et on n’a pas fini de le payer cher.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Bien sûr, on n’arrête pas de se référer à l’article 10 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen : <em>“La libre communication des pensées et des
    opinions est un des droits les plus précieux de l’homme. Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement sauf à répondre des abus de cette liberté dans les cas déterminés par la
    loi”.</em> Auquel on va rajouter la Constitution de 1958 qui réaffirme ces principes, l’article 17 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qui consacre la liberté d’expression, et
    l’article 10 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme qui protège : <em>“la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse
    y avoir ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontière”</em>. &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Voilà pour la théorie. On est bardé-serré. &nbsp;Ces droits sont opposables, ils devraient permettre d’exprimer librement des pensées et des opinions sur le web.
    Voire : de diffuser des informations.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Car depuis le droit, s’il &nbsp;n’est pas revenu sur les principes, il en a inversé les pratiques. Selon le principe de la neutralité du web, de la
    non-responsabilité de l’hébergeur, seul l’auteur d’un contenu devrait pouvoir être poursuivi. Sauf que la loi a prévu que le fournisseur d’accès ou l’hébergeur puissent aussi &nbsp;être
    inquiétés. Selon la directive européenne du 8 juin 2000 un hébergeur qui dont un des clients publierait des contenus litigieux <em>“doit, dès qu'il prend effectivement connaissance ou conscience
    du caractère illicite des activités, agir promptement pour retirer les informations concernées ou rendre l'accès à celles-ci impossible”</em>. Sinon, il pourrait être poursuivi à son
    tour.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">C’est pourquoi, sans attendre des décisions de justice, des hébergeurs prennent sur eux de supprimer des contenus, de neutraliser un site ou un blog, ou même de
    flinguer un profil, comme le fait régulièrement Facebook, au simple motif d’avoir reçu des “signalements d’internautes”. L’hébergeur ouvre la parapluie, il ne prend aucun risque. Le profil
    Anti-Sarko “Torapamavoix” se fait régulièrement dézinguer parce qu’il est devenu une cible des “pro-”. Des entreprises font la chasse aux commentaires critiques, en utilisant les seL’internet se
    purge peu à peu de tout ce qui n’est pas accepté par les communicants. Là il ne s’agit pas de propos qui tombent sous le coup de la loi, comme diffamatoires ou injurieux, mais simplement de
    propos qui déplaisent et qu’on parvient à faire éliminer.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Les nouveaux censeurs ont en face d’eux des opérateurs qui ne sont pas des juristes et pas des professionnels de l’information, mais des webmasters faciles à
    intimider. Ou pire encore : de simples algorithmes, comme dans le cas de Facebook, aucune intervention humaine n’est nécessaire, le système marche tout seul, aucun recours n’est possible. Dans le
    cas de publications journalistiques, on peut encore faire valoir le devoir d’informer. Dans le cas d’une publication non-professionnelle, &nbsp;la loi n’a pas prévu que la liberté d’expression
    puisse être défendue et que celui qui a retiré (ou fait retirer) abusivement un contenu puisse être sanctionné. Bref, en théorie, le droit consacre la liberté d’expression, en pratique il ne
    permet pas de &nbsp;la protéger. Au contraire, il consacre la censure comme une sorte de principe de précaution. &nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <em><span style="font-size: 12pt;">(Je serais très intéressé d'avoir les avis des uns et des autres sur cette question....)</span></em>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 13 Oct 2011 19:39:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e57f1278d06f14dcb9b7b2d50024f376</guid>
                <category>Médias</category>        <comments>http://www.gandonniere.com/article-danger-rien-ne-protege-la-liberte-d-expression-sur-le-web-86490376-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Journalisme : le syndrôme du lave-linge]]></title>
        <link>http://www.gandonniere.com/article-journalisme-le-syndrome-du-lave-linge-73770620.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <img width="200" height="300" style="border: 0px solid #000; margin: 0px 0px;" class="noAlign" alt="maison-machine-a-laver.jpg" src=
    "http://idata.over-blog.com/2/06/33/83/maison-machine-a-laver.jpg">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <em><strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Qu’arrive-t-il donc à une information qui entre dans la machine médiatique? &nbsp;</span></strong></em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Voilà qu’on reparle des époux Lavier. Leur nom avait &nbsp;été cité une première fois lors du procès d’Outreau en 2004.
    Tous coupables ! Dix-sept personnes étaient traînées devant les tribunaux pour viol sur mineurs. Des monstres comme on disait à l’époque. Un chapiteau de cirque avait même été installé devant le
    Palais de Justice d’Outreau pour que le public puisse assister à la représentation. Un an plus tard en appel, treize d’entre eux sont acquités à la demande du procureur lui-même. Tous innocents.
    Et puis là, il y aurait comme une addition mal soldée, les époux Lavier ne seraient pas blanc-bleu.. On se dit que peut-être tous n’étaient pas aussi innocents que ça, qu’on est peut-être allé
    trop vite dans les deux cas. Il ne s’agit pas ici de refaire le travail de la justice mais de regarder celui de la presse, sa façon de mener le story telling. Scénario N°1 : la machine médiatique
    lave plus noir que l’encre. Elle surenchérit sur l’affaire Dutroux. Scénario N°2 : la machine lave plus blanc, tout le monde sort immaculé du tambour. Scéario N°3 : tiens, elle découvre qu’il y
    avait peut-être de la couleur, et des nuances dans tout ça. D’ailleurs il y a bien eu quatre condamnées.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Sur la photo Pierre Perret sort ravi du tribunal. Avec ce sourire qu’on lui a toujours connu. Il vient de faire condamner
    le Nouvel Observateur pour diffamation par la XVIIè Chambre Correctionnelle de Paris. En cause un article de Sophie Delassein qui l’accuse d’imposture sur ses relations avec Paul Léautaud et
    d’avoir pillé l’oeuvre de Brassens et Garcia Lorca. “Un réquisitoire d’une singulière &nbsp;violence “, mais sans fondement stipule le tribunal. Mais voilà tout de même un homme qui vient d’être
    traité de menteur et de plagiaire pour la première fois de sa carrière en plus de cinquante ans. Scénario journalistique : Pierre Perret est un des artistes les plus populaires, tout le monde
    l’aime, il est au dessus de tout soupçon. Voyons si on peut le retourner dans son contraire : “c’est un imposteur”. Et la salissure ne s’efface jamais.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Il faut qu’un article ait du caractère, pour que l’encre prenne. il ne peut pas faire dans la nuance, le clair-obscur,
    l’estompé, le gris clair. Il doit trancher dans le vif, porter le fer même là où il n’y a pas de plaie. Il faut que &nbsp;ça claque, il faut que ça buzze. Tant pis pour la réalité, elle va
    prendre quelques coups au passage, mais elle n’avait qu’à pas se trouver sur le chemin. Le journalisme est passé d’une recherche des faits à une recherche d’effet. Une information qu’on ne
    remarque pas n’existe pas. Alors on défend une thèse, on s’y accroche, on la nourrit, on ne souffre pas la contradiction sinon c’est tout l’édifice qui s’effondre.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Dans la machine médiatique, comme dans un lave linge, toute information qui entre prend la couleur du lige qui déteint le
    plus.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 13 May 2011 18:46:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">103524e17be351913027ef5e76e31251</guid>
                <category>Médias</category>        <comments>http://www.gandonniere.com/article-journalisme-le-syndrome-du-lave-linge-73770620-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Une presse libre est-elle possible?]]></title>
        <link>http://www.gandonniere.com/article-une-presse-libre-est-elle-possible-61908418.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img alt="kiosque-journaux.jpg" height="300" width="287" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/2/06/33/83/kiosque-journaux.jpg">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    La presse populaire de masse est née au milieu du XIXè. Elle s’est appuyée sur la révolution industrielle pour s’affranchir du pouvoir politique qui l’avait maintenue sous tutelle pendant des
    siècles. A l’époque, elle a trouvé son autonomie grâce à un modèle économique &nbsp;fondé sur les prix bas (rendus possibles par la réduction des coûts de fabrication) et l’ouverture à la
    publicité. La presse gagne de l’argent. Elle est prospère. Elle participe du libéralisme qui est alors un mouvement d’émancipation général.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Aujourd’hui le pouvoir dominant n’est plus politique mais économique. Les médias se trouvent pris au piège. D’une part, ils dépendent de recettes publicitaires qui se font rares. De l’autre, ils
    appartiennent à de grands groupes industriels venus d’autres secteurs économiques. En déclin, les entreprises de presse sont maintenues en survie artificielle par des aides de l’Etat et par le
    renflouement incessant de leurs actionnaires. Les journalistes eux-mêmes vivent dans des situations professionnelles de plus en plus précaires. Pigistes ou correspondants, ils sont payés à la
    tâche, à la commande, obligés de satisfaire le ‘client’, sous peine de ne pas être reconduits. Même quand ils le souhaitent, ils n’arrivent plus à exercer leur métier normalement, pris par le
    temps, la course au scoop, au buzz, l’invasiondu people.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il n’y a pas de presse indépendante sans indépendance économique. Les médias les plus prospères, ceux qui ont la plus forte audience, sont aussi ceux dont le contenu est le plus insignifiant. De
    l’autre côté, les médias à forte valeur ajoutée, restent confidentiels voire élitistes. La presse “populaire” est de plus en plus vide d’information.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le désintérêt de la chose publique qui en résulte menace directement la démocratie. Si le politique n’a pas à dicter au journalisme la manière d’exercer, il doit en revanche créer les conditions
    pour que cet exercice soit possible. ( A moins qu’il ne croit qu’il suffit de laisser faire le marché).
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Propositions
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Pour éviter les collusions d’intérêt encombrantes entre des entreprises de presse et des médias dont elles seraient actionnaires : créer des fondations de presse pour financer les médias. Les
    entreprises pourraient y verser des fonds sans devenir directement actionnaires.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Parce qu’un média d’information n’est pas une entreprise comme un autre, encourager la création de SCIC (Sociétés Coopératives d’Intérêt Collectif) de presse. Au Conseil d’administration siègent
    les financeurs, les salariés et les utilisateurs. Statutairement l’indépendance du média est garantie, tant qu’il poursuit un but “d’intérêt collectif”.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Pour en finir avec le formatage des journalistes qui sortent des mêmes écoles et des mêmes milieux sociaux, développer des filières d’apprentissage permettant à des jeunes de tous milieux
    d’accéder aux professions du journalisme et d’y défendre une vision du monde plus diverse.&nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Pierre Gandonnière
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 28 Nov 2010 15:37:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">42b9367598ef465e04960cb111f3319f</guid>
                <category>Médias</category>        <comments>http://www.gandonniere.com/article-une-presse-libre-est-elle-possible-61908418-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Bellecour 21 octobre, le scandale invisible]]></title>
        <link>http://www.gandonniere.com/article-bellecour-21-octobre-le-scandale-invisible-61433281.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/2/06/33/83/arton3083.jpg" class="CtreTexte" width="300" height="217" alt="arton3083.jpg">
  </p>
  <p>
    Lyon, place Bellecour 21 octobre 2010. En plein coeur des manifestations contre la réforme des retraites, les forces de l’ordre ferment la plus grande place de la ville prenant au piège 620
    personnes manifestants ou simples passants, pendant près de cinq heures, sans aucune justification légale, au mépris des droits les plus élémentaires. Les droits de l’homme par exemple. Empêchés
    de sortir, d’aller aux toilettes, d’avoir de quoi boire, &nbsp;d’aller et venir. Et puis : gazés au lacrymo, mitraillés au canon à eau, molestés. Prisonniers de policiers et gendarmes en tenue de
    combat, de véhicules blindés dont un du GIPN (anti-terroriste), un hélico et des canons à eau. Et pour finir : relâchés un par un, “triés par couleur”, selon des &nbsp;témoignages concordants,
    les blancs rentrant chez eux, les rebeux et les blacks montant dans les bus de la police. &nbsp;Et tout le monde photographié, fiché. La plus grande garde à vue à ciel ouvert jamais organisée
    dans ce pays. Et rien, ca ne fait pas la une des journaux, pas l’ouverture du 20 heures, aucun ténor politique ne s’empare de l’affaire. Pourquoi?
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Ca ne se passe pas à Paris. La même chose place de la République ou place de la Nation, c’est hurlements assurés dans toute la médiasphère, et même à l’international. Mais voilà, les médias se
    centralisent de plus en plus, comme le pouvoir. Ils se concentrent sur eux-mêmes, ils finissent pas se convaincre que seul est intéressant ce qui arrive en bas de chez eux. La politique, la
    culture, les découvertes &nbsp;techniques ou scientifiques, la vie moderne, les évolutions de la société, c’est à Paris. <em>L’Histoire</em> s’écrit à Paris. En province : les informations
    locales. Des échauffourées, des émeutes à la rigueur, mais pas plus. C’est l’application directe de la Loi de proximité bien connue en journalisme. Ce qui arrive près de chez moi &nbsp;a plus
    d’importance que ce lui arrive ailleurs.
  </p>
  <p>
    Y’a plus personne. Les “grands journalistes” sont partis. &nbsp;Bien sûr les chaînes nationales avaient envoyé des équipes spéciales pour couvrir les évènements de Lyon, la visite du ministre
    Hortefeux le mercredi. Mais justement les journalistes sont rentrés aussitôt. Il n’ont pas assuré de suivi. Pas cherché à recueillir les témoignages de ceux qui ont été libérés seulement à partir
    de 18h30 19h00 et qu’on ne pouvait pas retrouver avant le lendemain. &nbsp;Les dizaines et dizaines de témoignages qui donnent l’ampleur de l’évènement.&nbsp;
  </p>
  <p>
    Un clou chasse l’autre. C’est le principe même de l’actu, il faut sans cesse du nouveau, on n’a pas le temps de creuser. Ainsi vendredi 22, il se passe des tas de choses passionnantes. Onze
    personnes défenestrées dans les Yvelines, qui disent avoir vu le diable. Jeudi Noir expulsé de la place des Vosges. Et une guerre de réquisitions dans la raffinerie de Grandpuits en région
    parisienne, le préfet réquisitionne, les syndicats font annnuler, le préfet re-réquisitionne. Avec ça, on risque de manquer de pétrole pour le week-end de la Toussaint. Voilà qui est intéressant,
    il est temps de revenir à la maison.&nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Mais pour tout dire, l’affaire ne fait pas beaucoup de bruit sur le coup, parce que personne n’y a intérêt. Sûrement pas le préfet du Rhône, depuis la visite du ministre sa stratégie de “maintien
    de l’ordre” a viré à 180°. Pas non plus le maire de Lyon. Il est bien trop fier de montrer comment il prend la sécurité très au sérieux, à tel point qu’il a donné aux forces de police la
    possibilité d’exploiter en direct toutes les images de vidéosurveillance, sans que le comité d’éthique chargé de vérifier si les droits des personnes sont respectés, n’ait son mot à dire. Pas non
    plus l’opposition municipale, de droite, puisqu’elle représente la majorité nationale, de droite.&nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Sans les &nbsp;victimes qui ont créé le Collectif du 21 octobre, le Syndicat des Avocats de France et le Syndicat de la Magistrature qui les soutiennent, elles qui ont organisé &nbsp;ce samedi 20
    novembre “La Prise de la Bellecour”, obligeant les médias à revenir sur ces évènements, la page serait définitivement tournée. “Les médias”, non, seulement quelques médias locaux. Car ça ne se
    passe pas à Paris, ce n’est pas un évènement de portée nationale. Les atteintes aux droits de l’homme suivent la loi de proximité.&nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Pour qu’un évènement n’ait pas lieu, il faut donc :
  </p>
  <p>
    &nbsp;1 Qu’il se passe dans un endroit qui n’est pas labellisé : théâtre d’évènements nationaux. &nbsp;Bref, en province.&nbsp;
  </p>
  <p>
    2 Qu’il n’y ait pas de vrais journalistes pour le couvrir. De ceux qu’on envoie du desk, parce qu’au moins ils sont la crédibilité nécessaire.&nbsp;
  </p>
  <p>
    3 Qu’il n’y ait sur place aucune personnalité “nationale”, c’est à dire des clients habituels des médias, pour attirer l’attention dessus. (Sûr que si Mélenchon était venu....)
  </p>
  <p>
    4 Que les autorités locales, les voix officielles, &nbsp;n’aient aucun intérêt à faire mousser le bain.
  </p>
  <p>
    &nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp;Une garde à vue illégale de 620 personnes est donc un non-évènement.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Pierre Gandonnière
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 21 Nov 2010 17:02:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">fd4c60c199c369cc5294ced5d86ab5ce</guid>
                <category>Médias</category>        <comments>http://www.gandonniere.com/article-bellecour-21-octobre-le-scandale-invisible-61433281-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les médias mentent : ils ne pensent pas comme moi !]]></title>
        <link>http://www.gandonniere.com/article-les-medias-mentent-ils-ne-pensent-pas-comme-moi-60553322.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img alt="201266_radio_micro-45b7d.jpg" height="272" width="300" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/2/06/33/83/201266_radio_micro-45b7d.jpg">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">C’est rep</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">arti, ils ne
    s</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">e passe pas un jour sans que des accusations fusent contre les journalistes. Non pas : ils se sont trompés, ou :
    ils exagèrent. Mais : ils mentent. Donc ils savent très bien quelle est la vérité mais ils disent le contraire. Il ne s’agit pas de prétendre que la presse n’est pas criticable. Sur ce blog, on
    passe son temps à le faire. Mais il s’agit pour une fois de critiquer la critique. La presse ment-elle? Pourquoi tant de gens le pensent-ils?&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">L<strong>es militants.</strong> Pour ceux de droite, les journalistes sont tous de gauche, c’est comme ça. Pour ceux de
    gauche, c’est l’inverse, ils sont vendus à la droite. Ils appartiennent à de grands groupes capitalistes et sont incapables de résister à la pression. Ils écrivent donc ce qu’on attend d’eux. Ils
    sont les valets d’une &nbsp;presse bourgeoise. L’ennuyeux avec les militants, c’est qu’ils sont tous convaincus qu’ils ont raison et que &nbsp;les autres &nbsp;ont tort. Et réciproquement. Le
    militant est sûr d’une chose : il détient la vérité, elle est dans sa tête. Du coup il n’a pas besoin de la chercher dans &nbsp;les faits. Tout journaliste qui ne reprend pas le bréviaire
    militant sans y changer une seule ligne est un traître. Si en plus il se permet une distance critique son compte est bon.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">O<strong>n nous cache tout, on ne nous dit rien.</strong> Non seulement les journalistes racontent n’importe quoi, mais
    ils gardent le silence sur les sujets importants, les vrais sujets, ceux qui intéressent les gens, les sujets qui fâchent, ceux qui dérangent, les seuls vraiment dignes de figurer dans un
    journal. Ah bon. &nbsp;Mais c’est quoi alors, ces “vrais sujets”? Pas facile de répondre parce que personne n’est d’accord là-dessus. Il n’y a pas plus de consensus dans l’opinion publique sur
    cette question qu’il n’y en a dans le monde du journalisme, si l’on en croit les différences de sommaire qu’on peut trouver entre L’Humanité, Le Figaro, ou la Charente libre. On va donc pouvoir
    continuer de croire que si un sujet n’est pas traité par tel journal, c’est qu’il a été volontairement occulté, parce qu’il déplaisait, et qu’il y a eu des pressions. De même qu’on va se
    convaincre que, plus on est critiqué, plus on cherche à nous faire taire, plus ça prouve qu’on a raison. &nbsp;Plus on dit des conneries et plus on a raison, donc.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>Les journalistes se construisent des vérités médiatiques et ne veulent plus en démordre</strong>. Ce n’est pas
    faux. Les vérités médiatiques se refilent un peu comme la chtouille, on ne sait jamais qui a commencé, mais une fois que c'est dans le circuit, on n'arrête pas de se la repasser. &nbsp;Et ça
    c’est un erreur. On devrait toujours vérifier une info, même quand elle vient d’un confrère. Car une fois que la pomme pourrie est tombée dans le chaudron, difficile de la rattraper. Difficile
    d’admettre qu’on s’est trompé. Mais ceci étant dit, l’essentiel du travail de journaliste consiste bien, encore et toujours, à publier des informations vérifiées et correspondant aux faits.
    Beaucoup plus vraies et beaucoup plus vérifiées que les rumeurs, les idées carrées des militants ou les vantardises promotionnelles des héros autoproclamés.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Alors bien sûr, la tentation est grande de ruer dans les brancards, d’attaquer la presse dès qu’un article déplaît, de
    faire comme s’il ne reposait sur rien, comme si le journaliste avait tout pris dans son imagination, comme s’il n’y avait aucun travail de recherche et de validation derrière. Comme si le boulot
    de la presse, malgré toutes ses imperfections, ne consistaiti pas quand même à rechercher la vérité. Mais le voilà, le problème. La vérité n’intéresse personne. ce que les gens veulent, c’est
    avoir raison.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Pierre Gandonnière</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 08 Nov 2010 15:32:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">369f4e0fc527ec04c32db425bfac9d46</guid>
                <category>Médias</category>        <comments>http://www.gandonniere.com/article-les-medias-mentent-ils-ne-pensent-pas-comme-moi-60553322-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Libérer la TV publique des "chaînes" politiques]]></title>
        <link>http://www.gandonniere.com/article-liberer-les-chaines-publiques-des-chaines-politiques-58909009.html</link>        <description><![CDATA[<div style="background-color: transparent; font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 14pt;"><span style="font-size: 15px; white-space: pre-wrap;"><img alt="interruption-des-programmes.jpg" height="225" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://idata.over-blog.com/2/06/33/83/interruption-des-programmes.jpg"><br></span></span> <span style="font-family: Arial; font-size: 14pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style=
    "font-size: 15px; white-space: pre-wrap;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><em>Lire aussi <a href="http://www.novo-ideo.org/Une-presse-libre-est-elle-possible">"Une presse libre est-elle
    possible? "</a> sur Novo Idéo</em></strong></span></span></span></span>
  </div>
  <div style="background-color: transparent; font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 14pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 15px; white-space: pre-wrap;">Arlette Chabot débarquée par le nouveau président de
    FranceTélévisions lui-même nommé par le président de la République ? Quoi qui ait motivé la décision de Rémi Pflimlin, elle est douteuse parce que prise par "l’homme du président". Deux amuseurs
    publics Stéphane Guillon et Didier Porte virés de France Inter par la nouvelle direction nommée par le même président. Quoi qui ait motivé, la décision etc... Selon Dominique Berretta du Point,le
    président va jusqu’à transmettre le liste noire des animateurs qu’il ne veut plus voir : Laurent Ruquier, Patrick Sébastien, Eric Zemmour,Guilllaume Durand. Et ceux qu’il veut voir : Les frères
    Bogdanov, Patrick Sabatier, Didier Barbelivien.</span></span></span>&nbsp;<span style="font-family: Arial; font-size: 15px; white-space: pre-wrap;">La situation n’est pas nouvelle. La désignation
    en 2005 de Patrick de Carolis par le CSA avait déjà fait grincer des dents.</span> <span style="font-family: Arial; font-size: 15px; white-space: pre-wrap;">N’est-il pas le biographe officiel de
    Madame Bernadette ? Pas nouvelle mais pire. Selon Nicolas Sarkozy l’indépendance d’avant était une “hypocrisie”. On a remplacé l’hypocrisie par le cynisme.</span>
  </div>
  <div style="background-color: transparent; font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 14pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 15px; white-space: pre-wrap;">Aujourd’hui le lien entre les directions des médias publics
    et le pouvoir est direct. Le CSA ne joue même plus le rôle d’entremetteuse. Il est d’ailleurs devenu une structure obsolète autant qu’aberrante puisqu’il est à la fois l’arbitre des médias, et le
    responsables d’un camp : celui des TV publiques concurrentes des TV privées.</span></span></span>
  </div>
  <div style="background-color: transparent; font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 14pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 15px; white-space: pre-wrap;"><br></span></span></span>
  </div>
  <div style="background-color: transparent; font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 14pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 15px; white-space: pre-wrap;">Or, le pouvoir du président de France Télévisions n’a
    jamais été aussi fort. La grande réforme lancée par Carolis en juillet 2007 organise la fusion progressive de toutes les chaînes dans une seule entité à l’horizon 2012. Le pdg du groupe sera
    alors seul maître à bord. Les directions de chaînes seront réduits à l’état de chefs de bureau.</span></span></span>
  </div>
  <div style="background-color: transparent; font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 14pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 15px; white-space: pre-wrap;"><br></span></span></span>
  </div>
  <div style="background-color: transparent; font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 14pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 15px; white-space: pre-wrap;">La suppression même partielle de la publicité entraîne une
    dépendance financière très forte avec le Parlement. Sans une rallonge budgétaire de l’Etat, la télévision publique serait en faillite (458 millions cette année). Or le sous financement de la
    télévision publique française est patent. Par comparaison le budget de France Télévisions est de 2,7 Mds euros quand celui de la BBC est de 6,2 Mds euros. La redevance française (seule ressource
    propre garantie) est de 116 euros contre 118 au Royaume Uni. L’avenir de la TV publique s’annonce inquiétant. Les menaces budgétaires, la mainmise du politique, les grandes restructurations en
    cours avec renégociation des statuts ne peuvent qu’entraîner une forte inquiétude chez les personnels qui ne sont pas en situation de pouvoir défendre leur indépendance. Or le service public de
    l’information doit être garanti, d’autant plus dans une période où la presse est malade. Outre les questions de ressources, d’organisation interne, de définition des missions, il est urgent de
    réformer la gouvernance de France Télévisions pour que le groupe devienne enfin maître de son destin et fonctionne comme un service public des médias.</span></span></span>
  </div>
  <div style="background-color: transparent; font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 14pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 15px; white-space: pre-wrap;"><em><strong><span style=
    "font-size: 14pt;">Propositions</span></strong></em></span></span></span>
  </div>
  <div style="background-color: transparent; font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 14pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 15px; white-space: pre-wrap;"><em><span style=
    "font-size: 14pt;"><strong>1.</strong></span></em> <strong>Doter France Télévision d’un conseil de surveillance</strong> composé de 12 membres : 4personnes qualifiées désignées par le politique,
    l’Assemblée Nationale et le Sénat (dont obligatoirement 2 membres de l’opposition), 4 professionnels désignés par les personnels des chaînes (et qui quittent leur emploi aussitôt), 4
    téléspectateurs désignés par tirage au sort. Le conseil de surveillance est doté d’un budget et de moyens humains lui permettant de lancer toute étude ou audit sur le fonctionnement des
    chaînes.C’est lui qui nommerait le pdg du groupe et les membres du directoire.</span></span></span>
  </div>
  <div style="background-color: transparent; font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 14pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 15px; white-space: pre-wrap;"><em><strong><span style=
    "font-size: 14pt;">2.</span></strong></em> <strong>Doter France Télévision d’un directoire</strong> composé du pdg + les dg de chacune des cinq chaînes responsables devant le conseil de
    surveillance.</span></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 14pt;"><span style="font-size: 15px; white-space: pre-wrap;"><br></span></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 14 Oct 2010 18:18:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">28223b82096b37ad31abdbdcd6d9eb11</guid>
                <category>Médias</category>        <comments>http://www.gandonniere.com/article-liberer-les-chaines-publiques-des-chaines-politiques-58909009-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les manifs sont-elles des marronniers?]]></title>
        <link>http://www.gandonniere.com/article-les-manifs-sont-elles-des-marronniers-57649342.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img alt="MANIF-RETRAITES-Charleville-019.jpg" height="224" width="300" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x224/2/06/33/83/MANIF-RETRAITES-Charleville-019.jpg">
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 13px;">Un marronnier est un arbre à feuilles qui se nourrit d'encre. En journalisme, c'est un sujet qui refleurit régulièrement à la même époque de l'année. Pour autant,
    il ne produit pas beaucoup de fleurs. Les mouvements sociaux appartiennent-ils à cette catégorie?</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt;">Mis à part le fait qu'ils n'apparaissent pas à des moments réguliers du calendrier, ils passent quand même par des figures obligées.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;">Le comptage</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nombre de cortèges à travers la France, nombre de manifestants. Selon la police, selon les organisateurs. Il existe une sorte de gentleman agrement entre les uns et
    les autres, entre ceux qui surévaluent les chiffres (d'environ 50%) et ceux qui les sou-évaluent (d'environ 50%). Les journalistes savent qu'en faisant la moyenne des deux, en général ils tombent
    juste. Pas d'information là dedans, juste de la routine. Mais qui permet tout de même d'être sûr, quand on rencontre des variations qui vont du simple au triple (le 23 septembre : entre 900 000
    et 3 millions) que l'un des deux au moins, a honteusement triché.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;">Les images</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt;">Toujours les mêmes, des banderolles, des slogans anti-gouvernementaux, des ritournelles plus ou moins lestes, des manifestants lambdas et des peoples syndicaux ou
    politiques. On pourrait les ressortir d'une banque d'images, ce sont toujours les mêmes avec les mêmes discours.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;">Les enjeux</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt;">Toujours les mêmes là aussi, il s'agit du retrait de la réforme en cours. On pourrait préparer à l'avance une pancarte «&nbsp;Non à la réforme&nbsp;» et la
    ressortir plusieurs fois par an pendant des années, elle «&nbsp;ne prendrait pas une ride&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;">La mémoire de l'arbre</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt;">En perspective de chaque mouvement social il y a les victoires obtenus par la passé, qui galvanisent les troupent («&nbsp;on va gagner !!&nbsp;»: le retrait du CPE
    (contrat de première embauche, 2006), le contrat d'insertion profeszsionnelle (SMIB Jeunes, 1994, la réforme Juppé sur les retraites (1995). On peut même dire que chaque génération lycéenne,
    c'est à dire chaque dix ans, voit un nouveau combat mené dans les rues, avec succès ou échec, comme un rite de passage à l'âge adulte.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;">Les réactions</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt;">Entre «&nbsp;on a gagné&nbsp;» et «&nbsp;on n'a pas perdu&nbsp;». Que ce soit du côté du gouvenement ou des mouvements sociaux, l'action, en général ne débouche sur
    rien, ou alors pas immédiatement, ou sinon pas sous forme d'une capitaluation, on cherche une pirouette, un moyen de retomber sur ses pieds sans perdre la face (une pirouette, quoi). Les
    mouvements sociaux sont un moment d'agitation ritualisé, n'ayant, au moment de leur production aucun effet dans le réel, un gigantesque événement qui ne crée à peur près aucune information
    nouvelle.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt;">Donc, c'est ça, c'est un marronnier. Un exercie convenu de journalisme. Pour que ce soit autre chose il manque un élément essentiel. Les marrons, justement. Quand
    ça castagne dans les manifs (de «&nbsp;castanea&nbsp;» : chataîgne), comme par exemple les manifs paysannes, ou les blocages de chauffeurs routiers, ou des exactiosn de «&nbsp;casseurs&nbsp;» là
    il se passe quelque chose. Soit une réponse positive des pouvoirs publics, par peur que la violence ne dégénère, soit une forte repressions policière. Quand l'un des deux camps parvient à
    «&nbsp;tirer les marrons du feu&nbsp;», aussi. Soit le gouvernement prend peur, il recule. La rue a gagné. Soit un affablissement de la mobilisation, le gouvernement sait que la contestation
    s'essouffle, il ne risque plus rien, il a gagné.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt;">Mais là, pas de marrons. Pour l'instant le marronnier n'a rien produit et c'est pour cela qu'il est un marronnier. Son pouvoir d'inforamtion est à peu près
    nul.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: right;">
    <em><span style="font-size: 10pt;">Pierre Gandonnière</span></em>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 24 Sep 2010 16:10:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">695a116e5712bec871cfb333ad2311ca</guid>
                <category>Médias</category>        <comments>http://www.gandonniere.com/article-les-manifs-sont-elles-des-marronniers-57649342-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Comment les sondages fabriquent de l'opinion publique]]></title>
        <link>http://www.gandonniere.com/article-comment-les-sondages-fabriquent-de-l-opinion-publique-56447415.html</link>        <description><![CDATA[<div style="margin: 0px; background-color: transparent;">
    <span style=
    "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">
    <span style=
    "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">
    <span style=
    "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">
    <span style=
    "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">
    <span style=
    "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">
    <span style=
    "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">
    <span style=
    "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">
    <span style=
    "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">
    <span style=
    "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">
    <span style=
    "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">
    <span style=
    "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">
    <span style=
    "font-size: 11pt; font-family: Arial; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">
    <img alt="sondage.gif" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/2/06/33/83/sondage.gif" width="420" height=
    "280"></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span>
  </div>
  <div style="background-color: transparent; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 14pt;"><span style="font-size: 15px; white-space: pre-wrap;"><em><br></em></span></span>
  </div>
  <div style="background-color: transparent; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 14pt;"><span style="font-size: 15px; white-space: pre-wrap;">&nbsp;&nbsp; &nbsp;</span></span>
    <p style="margin-bottom: 0cm; widows: 2; orphans: 2;">
      <span style="color: #000000;"><span style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%;"><em><span style="text-decoration: none;">“</span></em><span style=
      "text-decoration: none;"><span style="font-family: Arial;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><em>Photographie de l’opinion
      publique à un moment donné”,</em> voilà comment on nous vend ces nouveaux tarots de Marseille &nbsp;que sont les sondages. “<em>Mais-non mais-non, ils n’ont pas de valeur prédictive !”</em>
      protestent &nbsp;les magiciens du chiffre. On croyait pourtant bien les entendre dire à longueur de journée : <em>“si l’élection avait lieu aujourd’hui....”</em> Alors &nbsp;que sont et ne sont
      pas les sondages? Ils ne sont pas des instantanés de quoi que ce soit, et sûrement pas &nbsp;d’une élection. Parce qu’une élection, c’est une décision, pas une vague préférence ou une
      déclaration d’intention. Désirer acheter une Rolls, avoir l’intention de le faire, ou l’acheter vraiment, ce n’est pas pareil. Ce qui se passe dans l’isoloir n’a rien à voir avec ce qui se
      passe quand on répond au téléphone à un enquêteur. La sondage ne reflète pas l’opinion publique, il la fabrique. En trois temps.</span></span></span></span></span></span></span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; widows: 2; orphans: 2;">
      <span style="color: #000000;"><span style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Arial;"><span style=
      "font-size: 10pt;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">&nbsp;</span></span></span></span></span><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
      "font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br></span></span></span><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Arial;"><span style=
      "font-size: 10pt;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><em><strong><span style="font-size: 18pt;">1</span></strong></em> Le sondage fait exister une question
      qui n’existait pas. <em>«&nbsp;Préférez-vous le camembert ou la crème au chocolat?&nbsp;» (Il n’y a que ça?) «&nbsp;Si le second tout opposait DSK et Marine Le Pen?&nbsp;» (Ah bon, il pourrait
      y avoir un second tour avec DSK contre Marine Le Pen? )</em> Ce sont des questions qui n’existent que parce qu’on les pose. Le sondage impose aussi la formulation. Demander : <em>“Pensez-vous
      qu’il faut la prison à vie pour les violeurs d’enfant? “</em> Là, le lecteur se dit : <em>"si je réponds non, c’est comme si je demandais l'indulgence pour les violeurs d’enfants.”</em>
      &nbsp;Il répondra oui. Mais si on lui avait demandé : <em>"pensez-vous qu’il faut la prison à vie pour les violeurs d’enfants -ou qu’il vaut mieux les soigner? “</em> ...Tout est dans la
      question.</span></span></span></span></span></span></span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; widows: 2; orphans: 2;">
      <span style="color: #000000;"><span style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="font-style: normal;"><span style=
      "font-weight: normal;"><br></span></span></span><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Arial;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
      "font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><em><strong><span style="font-size: 18pt;">2</span></strong></em> Ce qui fait l’opinion ce n’est pas le sondage, mais sa publication. Un
      sondage qui reste secret est comme un arbre qui tombe dans une forêt où il n’y a personne : il &nbsp;ne fait aucun bruit. Il ne concerne que les moins-de-mille personnes qui ont été interrogées
      et qui ne connaissent même pas les résultats. Il ne prend la valeur d’opinion publique que lorsque les médias s’en emparent pour clamer : voici ce que pensent les français <em>(qui ne le
      savaient même pas).</em> Ce qui fait opinion publique c’est l’extrapolation de l’échantillon à la population. Mais ce n’est qu’une extrapolation, un tour de passe-passe, pas une <em>mesure</em>
      de l’opinion publique. On postule que, parce que l’échantillon a répondu X, cela veut dire que la population pense X. A propos d'une question &nbsp;qu'elle ne s'est même pas
      posée.&nbsp;</span></span></span></span></span></span></span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; widows: 2; orphans: 2;">
      <span style="color: #000000;"><span style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="font-style: normal;"><span style=
      "font-weight: normal;"><br></span></span></span><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Arial;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
      "font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><em><strong><span style="font-size: 18pt;">3</span></strong></em> Miracle, au troisième temps de la valse, il y a réellement fabrication
      d’opinion publique ! Parce que le français lambda <em>(un joli nom de mouton)</em> en lisant les résultats du sondage, ne peut s’empêcher de se demander : <em>“et où je me situe, moi, les oui,
      les non ?”</em> Et il se range &nbsp;tout seul dans une petite case.</span></span></span></span></span><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="font-style: normal;"><span style=
      "font-weight: normal;"><br>
      <br></span></span></span> <span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Arial;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-style: normal;"><span style=
      "font-weight: normal;">Il n’y a &nbsp;pas “d’opinion publique”, une instance mystérieuse qu’on sonderait pour savoir ce qu’elle pense. Elle n’existe pas et elle ne pense rien. Mais il y a
      fabrication d’<em>opinions publiques</em>, c’est à dire d’énoncés isolés les uns des autres, par l’administration de sondages et surtout par la réaction de la population à leur
      publication.</span></span></span></span></span></span></span>
    </p>
  </div>
  <div style="margin: 0px; background-color: transparent; text-align: right;">
    <span style=
    "font-size: 11pt; font-family: Arial; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">
    <em><span style="font-size: 8pt;">Pierre Gandonnière</span></em><br></span>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p></p>

  
  
<style type="text/css">
<!--
        &lt;! 
                @page { margin: 2cm }
                P { margin-bottom: 0.21cm }
         &gt;
-->
</style>]]></description>
        <pubDate>Fri, 03 Sep 2010 16:53:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ada5d6104055c13f7f4613e83feff81e</guid>
                <category>Médias</category>        <comments>http://www.gandonniere.com/article-comment-les-sondages-fabriquent-de-l-opinion-publique-56447415-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'iPad va-t-il marcher sur l'eau?]]></title>
        <link>http://www.gandonniere.com/article-l-ipad-va-t-il-marcher-sur-l-eau-51966371.html</link>        <description><![CDATA[<div style=
  "margin: 6px; padding: 0px; font-family: Verdana; font-size: 10pt; background-color: #ffffff; color: #000000; min-height: 1100px; counter-reset: __goog_page__ 0; line-height: normal; text-align: justify;">
  <span style=
  "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: Times; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">
    <br></span>
    <div style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;">
      <span style=
      "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: Times; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">
      <img alt="ipad.jpeg" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/2/06/33/83/ipad.jpeg" width="425" height="266"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
      "font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Manifestement les grands industriels du journalisme attendent de lui un miracle. Comme il n'a pas réussi à leur ouvrir les yeux ni les oreilles, il ne
      lui reste plus qu'à marcher sur l'eau. Une nouvelle façon de surfer. Tout d'un coup grâce à l'iPad, les lecteurs vont accepter de payer leur journal en ligne, alors qu'ils n'allaient plus au
      kiosque. Tout d'un coup ils vont se refidéliser alors qu'ils avaient pris plaisir à passer d'un titre à l'autre sur le web, puisque c'était gratuit. Tout d'un coup, ils vont apprécier de lire
      des journaux à nouveau structurés comme du papier. Rien n'est moins sûr.</span></span></span>
    </div>
    <div style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;">
      <span style=
      "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: Times; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">
      <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><br></span></span></span>
    </div>
    <div style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;">
      <strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">1 Et tout sera redevenu comme avant?</span></span></strong> <span style=
      "font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Comme avant la révolution du web. Comme du temps béni de la presse populaire de masse. Ben non, sûrement pas. Les usages ont profondément changé. On
      surfe sur l'information, on passe d'un média à l'autre, on constitue son propre menu à partir de ses flux RSS, on part à la découverte. On surfe et on plonge aussi. On sait choisir les médias
      grâce auxquels on va approfondir une info. Il est hors de question de revenir à une source unique, "son" journal.&nbsp;</span>
    </div><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><br></span> <strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">2 Le gratuit n'est pas
    mort.</span></span></strong> <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Tout n'est pas monnayable. Le net a déjà fait le tri entre l'info sans valeur marchande, le tout venant, le
    canon à dépêches. Et l'info pour laquelle on est prêt à payer. Mon grand-père achetait Le Progrès tous les jours et le lisait de la première à la dernière page. Ni mon grand-père ni ce Progrès là
    ne reviendront. Tout ce qui a été gratuit ne redeviendra pas payant. De grosses désillusions attendent ceux qui croient le contraire.<br>
    <br></span>
    <div style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;">
      <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">3 L'économie de la presse en ligne n'est toujours pas trouvée.</span></strong></span>
      <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">La vente à l'article ou au numéro, l'abonnement au titre sont des réponses inadaptées. Il faudrait aller vers un abonnement multicarte,
      une sorte de pass, de forfait permettant de circuler à peu près librement à travers les titres payants que l'utilisateur aura choisis. La clientèle captive, c'est fini. Et puis il reste la
      question du prix. Pas du coût, du prix. &nbsp;Les livres numériques sont vendus 15 à 20% moins cher que les livres papier. C'est un véritable racket. On est en train de nous faire le même coup
      qu'avec la musique en téléchargement. Un livre, et c'est la même chose pour un journal, qui n'a pas besoin d'être imprimé sur du papier, pas besoin d'être distribué, pas besoin de point de
      vente, qui n'a aucun taux de bouillon (invendus), doit être vendu non pas 15%, &nbsp;mais 3 ou 4 fois &nbsp;moins cher. Au minimum.&nbsp;</span>
    </div><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><br>
    <br></span>
    <div style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;">
      <span style="font-size: 12pt;">Ou bien cette révolution de l'I-Pad n'aura pas lieu, ou bien elle produira probablement les désastres suivants :</span>
    </div><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><br></span>
    <div style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;">
      <strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">1 Finir de tuer le papier.</span></span></strong> <span style=
      "font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Ce ne sont pas tant les internautes qui vont se précipiter vers la paytn pour retrouver su simili papier, que des lecteurs de papier qui vont se
      convertir au numérique. Combien? Peu importe. Ce sera toujours autant de moins dans les kiosques, encore une baisse de tirage à prévoir pour l'ensemble des titres, un effondrement
      supplémentaire de la publicité qui va avec. Encore des fermetures de kiosques qui ne rouvriront jamais.</span>
    </div>
    <div style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;">
      <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><br></span> <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">2 Broyer
      l'écrit.</span></strong></span> <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le genre : écrit. Alors que justement de belles aventures se lancent en presse, autour de XXI par
      exemple, mais aussi des livres de journalistes qui démontrent qu'on a besoin de temps et d'espace de rédaction pour travailler en profondeur des informations, faire du journalisme d'enquête,
      alors que l'écrit se cherche une nouvelle complémentarité par rapport aux médias trop rapides comme le web, tout miser sur l'internet et l'instantané serait une erreur
      profonde.&nbsp;<br></span> <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><br></span>&nbsp; <strong><span style=
      "font-family: arial, helvetica, sans-serif;">3 Se lier les pieds après s'être lié les mains.</span></strong> <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><span style=
      "font-size: 10pt;">Le journalisme est déjà bien trop dépendant des pouvoirs économiques, et par effet tuyau de poêle, des pouvoirs politiques réduits à l'impuissance par l'économique. Là se
      rajouterait une dépendance technologique à un produit Apple, mais surtout à un univers de distribution de contenus sans lequel le journalisme ne pourrait plus survivre. C'est comme être
      distribué par Carrefour. Si la Centrale vous lâche, vous êtes mort.<br>
      <br>
      <br>
      Plutôt que de s'imaginer l'IPad comme un outil miraculeux, peut-être serait-il plu sage de le voir pour ce qu'il est : une nouvelle fenêtre ouverte sur le web qui va permettre de nouvelles
      évolutions des pratiques de production, de transmission et de consommation de contenus. Qu'il sera un accélérateur des changements en cours vers d'autres formes d'interactivité et de
      convivialité. Et qu'il faut donc en profiter pour transformer profondément les pratiques du journalisme, comme certains précurseurs réussissent à le faire. Plutôt que des les enfermer dans le
      formol et de mettre le bocal en ligne.<br>
      <br>
      Pierre Gandonnière</span></span></span><em><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">&nbsp;</span></em>
    </div>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 09 Jun 2010 19:54:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">edf021fb38817cbe216cc3045ad82e50</guid>
                <category>Médias</category>        <comments>http://www.gandonniere.com/article-l-ipad-va-t-il-marcher-sur-l-eau-51966371-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[En Off (Lyon TV) un exercice d'anti-journalisme]]></title>
        <link>http://www.gandonniere.com/article-en-off-lyon-tv-un-exercice-d-anti-journalisme-51048535.html</link>        <description><![CDATA[<div style=
  "margin: 6px; padding: 0px; font-family: Verdana; font-size: 10pt; background-color: #ffffff; color: #000000; min-height: 1100px; counter-reset: __goog_page__ 0; line-height: normal; text-align: justify;">
  <span style=
  "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: Times; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">
    <img alt="TEhr.jpg" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x206/2/06/33/83/TEhr.jpg" width="300" height="206"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><em>"Questions pas assez incisives", "format trop long", "manque de rythme", la profession se pose volontiers en donneuse de leçon à propos de
    cette émission que j'anime sur Lyon TV depuis trois ans. Comme s'il n'y avait pas d'autre approche possible que les standards du métier. Et sans même chercher à comprendre ce que nous essayons de
    faire. C'est à dire, justement, de l'anti-journalisme. On ne peut pas à la fois entendre les critiques contre les pratiques journalistiques et ne rien changer. Voici les plus fréquentes, à propos
    de l'interview.</em></strong><br></span></span></span>
    <ul>
      <li>
        <span style=
        "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: Times; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">
        <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Les journalistes n'écoutent pas. Ils ont leur idée. Ils cherchent à faire dire quelque chose à leur
        interlocuteur, comme s'ils savaient mieux que lui ce qu'il doit penser.</span></span></span>
      </li>
      <li>
        <span style=
        "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: Times; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">
        <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Dans une interview, il semble que la question soit plus importante que la réponse. Des questions
        incisives, déstabilisantes, voilà le jeu. Montrer qu'on connaît bien son sujet, qu'on sait de quoi on parle, qu'on tient la route, qu'on est un vrai professionnel. Le véritable public auquel
        on s'adresse, c'est "la profession". L'invité n'est qu'un trophée de plus sur son tableau de chasse (J'ai "fait" Untel)</span></span></span>
      </li>
      <li>
        <span style=
        "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: Times; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">
        <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Une interview est construite comme un piège savamment ficelé. Il faut arriver à faire entrer l'invité
        dedans, l'y maintenir, l'empêcher d'en sortir. Quoi qu'il réponde à la question N°1, on lui posera la question N° 2 comme s'il ne s'était rien passé, puis la N°3, etc. Parfois la conclusion
        est déjà écrite avant le début de l'interview (à la TV).</span></span></span>
      </li>
      <li>
        <span style=
        "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: Times; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">
        <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">D'ailleurs, il n'y a pas vraiment de questions. On préfère souvent construire les interviews à partir
        d'une suite d'affirmations péremptoires. A l'invité de se débrouiller pour infirmer ou confirmer.</span></span></span>
      </li>
      <li>
        <span style=
        "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: Times; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">
        <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Il faut toujours garder le contrôle de la situation. Ne jamais laisser l'invité reprendre pied, lui
        imposer un rythme rapide, où il n'a pas le temps de réfléchir, où il ne peut en aucun cas "faire un tunnel", c'est à dire développer une idée. On lui coupera&nbsp; la parole en permanence, de
        préférence avant qu'il ait eu le temps de dire quelque chose d'intéressant.</span></span></span>
      </li>
    </ul><span style=
    "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: Times; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><br></span><strong><span style="font-size: 12pt;">L'interview
    traditionnel</span> repose sur deux préssuposés :<br>
    1. Je</strong> <em>(moi, le journaliste)</em> <strong>sait et c'est moi qui ait raison.<br>
    2. L'autre</strong> <em>(</em><em>l'invité)</em> <strong>cherche toujours à se défiler et ne dit jamais la vérité spontanément, il faut l'y contrain</strong>dre.<br>
    <br>
    Il serait illusoire de s'imaginer que le public ne voit pas ces grosses ficelles. C'est au contraire ce qui l'agace le plus dans la journalisme.<br>
    <br>
    <span style="font-size: 18pt;"><br>
    Avec l'émission En Off</span>, nous tentons une expérience d'anti-journalisme. Pas une attaque contre le journalisme, pas une critique supplémentaire qui s'ajouterait aux autres sans plus de
    succès. Mais une autre manière de faire, pour voir. Un contrepied.<br>
    <br>
    <strong><span style="font-size: 14pt;">En Off</span> repose sur deux postulats :<br>
    1. L'important, c'est l'invité, ce qu'il a à dire. Le journaliste part à sa découverte.<br>
    2. Le destinataire de l'émission, c'est le public, pas "la profession".</strong><br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Voici les principes sur lesquels se construit En Off :</span><br></span></span></span>
    <ul>
      <li>
        <span style=
        "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: Times; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">
        <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Tout repose sur l'écoute. Si on ne s'intéresse pas à ce que dit l'invité, ça ne peut pas marcher.
        L'émission ne peut pas être ficelée d'avance. En fonction des réponses, il va falloir s'adapter, improviser, tout en construisant un itinéraire chemin faisant.</span></span></span>
      </li>
      <li>
        <span style=
        "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: Times; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">
        <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Ce n'est pas une interview. On ne joue pas au ping pong avec l'invité, on ne lui renvoie pas la balle, on
        ne cherche pas à le piéger ni à marquer des points. On accompagne sa parole tout en l'aidant à trouver sa route.</span></span></span>
      </li>
      <li>
        <span style=
        "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: Times; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">
        <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Le plus important, c'est la réponse, pas la question. Que le journaliste apparaisse comme brillant ou non
        n'a aucune importance. Quelqu'un qui écoute, cela ne se voit pas, mais cela se sent.</span></span></span>
      </li>
      <li>
        <span style=
        "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: Times; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">
        <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">On cherche la profondeur, pas la surface. On ne parle pas de l'actualité immédiate, personne n'a rien à
        vendre, l'émission doit pouvoir être vue aujourd'hui comme dans six mois ou un an. On se libère donc des petites phrases, des réactions à chaud et des effets faciles.</span></span></span>
      </li>
      <li>
        <span style=
        "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: Times; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">
        <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">On prend le temps, on ne coupe pas la parole, on laisse parler, on laisse se développer le
        propos.</span></span></span>
      </li>
      <li>
        <span style=
        "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: Times; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">
        <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">On co-construit. Il y a une trame, bien sûr. Plus l'émission est préparée, plus elle peut être
        intéressante. A condition qu'elle soit capable de se déconstruire et de se reconstruire en fonction de ce que l'autre dit, qu'elle reste ouverte en permanence, à l'écoute. L'idéal, c'est 100%
        préparé + 100% improvisé.</span></span></span>
      </li>
      <li>
        <span style=
        "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: Times; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">
        <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">On ne coupe pas. Sauf incident technique à récupérer. On garde intact le fil de la conversation. Il n'y a
        pas de re-montage en régie qui transforme le produit et le scénarise. Respect de la parole de l'autre. On tourne une heure pour une heure de rendu.</span></span></span>
      </li>
    </ul><span style=
    "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: Times; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    <strong><span style="font-size: 12pt;">Bien sûr ce jeu de co-construction est plus aléatoire</span></strong> qu'une émission pilotée au prompteur <em>(encore que...).</em> Certains invités se
    livrent plus facilement que d'autres. Certains sont parfois décontenancés qu'on ne leur renvoie pas la balle, qu'on ne leur oppose pas d'obstacle.Bien sûr, le journaliste doit s'adapter sans
    cesse, improviser, tricoter&nbsp; son sujet en temps réel, et surtout : écouter. Il prend des risques. Il s'en sort plus ou moins bien, il n'est pas dans une position de meneur de jeu, il n'a
    jamais le premier rôle.<br>
    Mais à chaque entretien, <strong><span style="font-size: 12pt;">on prend le temps d'une rencontre.</span></strong> Elle est ce qu'elle est. On laisse la place à l'inattendu, à l'imprévu. Même
    ceux qui ont déjà répondu à des dizaines d'interviews, des dizaines de fois les mêmes réponses aux mêmes questions, trouvent ici un espace où ils peuvent justement exprimer quelque chose qu'on ne
    leur a jamais donné l'occasion de dire. Sans qu'on ait besoin de les accoucher au forceps. En accompagnant leur parole, simplement.<br>
    <br>
    <br>
    <strong><span style="font-size: 12pt;">C'est comme le vélo, on croit que tout cela tient en équilibre tout seul.</span></strong> Mais il faut reposer le tout&nbsp; sur une mécanique à peu près
    huilée et mobiliser quelques savoir-faire.<br></span></span></span>
    <ul>
      <li>
        <span style=
        "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: Times; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">
        <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Tout d'abord des techniques de communication interpersonnelle : l'écoute active, la reformulation, toute
        la gamme des questionnements.</span></span></span>
      </li>
      <li>
        <span style=
        "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: Times; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">
        <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Un cadre général qui est celui de l'entretien d'accompagnement adapté à la situation de l'émission. (On
        est très loin du cadre de l'interview.)</span></span></span>
      </li>
      <li>
        <span style=
        "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: Times; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">
        <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Une démarche qui s'appuie sur des techniques de synchronisation-guidage, là encore adaptées à l'intention
        de l'émission qui est de co-construire et non pas de diriger. Elle servent donc à trouver le point d'équilibre entre le deux interlocuteurs pour mener la machine à deux.</span></span></span>
      </li>
    </ul><span style=
    "border-collapse: separate; color: #000000; font-family: Times; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    <br>
    <strong><em>Informer, expliquer, comprendre. Nous sommes bien toujours dans le champ du journalisme. Avec une approche en contrepied.C'est en cela qu'on peut parler
    d'anti-journalisme</em></strong><br>
    <span style="font-size: 8pt;"><br>
    Pierre Gandonnière</span><br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 8pt;">N.B.<br>
    Toutes les émissions ne sont pas disponibles sur internet. Parmi les invités reçus : Roselyne Bachelot, François Chérèque, Danielle Mitterrand, Jean-Pierre Chevènement, Nora Berra, Azouz Bégag,
    Jean-Jack Queyranne....La diffusion se fait en général en deux épisodes de 30 mn.<br>
    <br>
    <strong><a href="http://www.lyontv.fr/Live/">Lyon TV</a></strong><br>
    <br>
    <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xbwlb0_questions-culture-queyranne-en-off_news">Jean-Jack Queyranne</a><br>
    <a href="http://www.dailymotion.com/video/xbjajq_ehrmann-part-1_creation"><br>
    Thierry Ehrmann (La Demeure du Cahos)</a><br>
    <br>
    <a href="http://www.dailymotion.com/video/xbf5tv_lyon-tv-en-off-avec-azouz-begag-par_news">Azouz Begag</a><br>
    <a href="http://www.dailymotion.com/video/xal1wa_philippe-meirieu-en-off-partie-1-su_webcam"><br>
    Philippe Meirieu</a><br></strong></span><br>
    <br></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;</span><br></span></span>
  </div>

  ]]></description>
        <pubDate>Tue, 25 May 2010 17:33:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2d8d576b018df2c56e48eb9af067306b</guid>
                <category>Médias</category>        <comments>http://www.gandonniere.com/article-en-off-lyon-tv-un-exercice-d-anti-journalisme-51048535-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
