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Politique

Samedi 22 octobre 2011 6 22 /10 /Oct /2011 17:13
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Décidément la relation de Nicolas Sarkozy avec la presse représente un défi permanent pour un analyste des médias. La phase qu’il traverse aujourd’hui par exemple. Inédite, jamais vue. On peut parler d’un véritablel “burn out” médiatique. Flash Back



Nicolas Sarkozy inaugure une première phase de relation paradoxale aux médias en 2002. Après la traversée d’un désert où il s’était beaucoup précipité lui-même, sa cote d’avenir, d’après TNS Sofrès, passe pour la première fois au dessus de 50%, et on assite alors à un phénomène  surprenant, elle s’y maintient, au dessus de la barre, de manière ininterrompue, pendant cinq années de suite, malgré les coups d’éclats qui déclenchent des mouvements d’hostilité contre lui (“Karcher,  “racailles”....). D’autant plus incroyable qu’il adopte alors une stratégie médiatique ultra-offensive, celle dite “une carte postale par jour”, qui consiste à saturer l’espace médiatique en assurant sa présence permanente, tous les jours, ne laissant  aucune place aux concurrents potentiels. C’est contraire à toutes les règles. Personne ne peut rester accroché aux étoiles, au sommet de la popularité médiatique, pendant une durée aussi longue, sans s’y brûler les ailes. La faveur des médias suit des courbes sinusoïdales selon des amplitudes de deux ans environ. Il y a des hauts et des bas. Rester en haut  pendant  cinq années sans jamais baisser,  avec une exposition de 100% c’était impossible, il allait forcément redescendre, et bien non, il y est resté. Et il a cru qu’il y resterait.


En mai 2007, au moment où il va gagner l’élection présidentielle, sa côte de confiance TNS Sofrès (er non plus : cote d’avenir) est de 67%. Pour mémoire, celle de Jacques Chirac à sa première élection est de 64%, celle de François Mitterrand en 1981 de 74%. Et là il va se passer un autre phénomène déroutant, cette popularité va littéralement dévisser. Six mois après la victoire, elle passe dessous de 50%, elle ne remontera jamais. Un an après l’élection, elle descend en dessous de 40%, et c’est irrévocable. Il se maintient sous de plafond pendant un an environ, puis décembre 2008, il commence une nouvelle dégringolade qui le mène sous les 30% en juin 2010, sans qu’il ne parvienne jamais à remonter. Quoi qu’il fasse. Même en changeant complètement de stratégie communication : rendre sa parole rare, désaturer les médias, envoyer Fillon en première ligne. Même en changeant complètement le contenu de l’image : disparition du blinbling, escamotage de la vire privée, création de l’image du “Président Sarkozy”. Mëme en créant, dans le réel, des évènements d’une portée telle que normalement, ils auraient du être portés au crédit de leur auteur et restaurer de lui une image positive : présider le G20 voler au secours de la Grèce, tenter de juguler la crise, devenir le héros de la libération libyenne. Rien. Sa cote reste clouée au sol.  Le story telling ne prend pas. Comme si le personnage Sarkozy avait épuisé toutes les ressources possibles des médias, tout ce qu’il propose fait long feu, tout se qui passe par lui se consume sans brûler, sans produire la moindre flamme. Un personnage en “burn out” médiatique.



Et l’avenir? Normalement, il n’y en a pas. On ne voit pas du tout comment un personnage aussi empêtré dans un piège médiatique pourrait arriver à s’en extraire. Chirac en 2002, alors qu’il allait faire 19% au premier tour de la présidentielle, affichait encore une cote positive de 40%. Personne ne sait comment on sort d’un “burn out” médiatique. Mais justement. Le rapport du personnage aux médias est tellement paradoxal; rien ne dit qu’il n’inaugure pas ecnore une situation inédite et inexplicable où il parviendrait à remonter du fond de la mine, avec une edelweiss à la main. Personne ne sait comment on se sort d’une telle situation. Mais il n’y a pas forcément besoin de le savoir pour le faire.

 

Pierre Gandonnière

 

Par Pierre Gandonnière - Publié dans : Politique
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Lundi 13 décembre 2010 1 13 /12 /Déc /2010 11:55

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Nouveau look, nouvelle rhétorique, pour la première fois sur France 2 Marine Le Pen enfilait les habits de candidate virtuelle à la présidence de la République,l’occasion de voir ce qu’il en est des talents tribuniciens de celle qui devrait succéder à Jean-Marie Le Pen. Elle s'appuie sur tout une série de “vérités” assénées avec aplomb, mais qui ne résistent pas beaucoup à l’examen.
 
Marine Le Pen s’appuie sur une stratégie d’offensives tous azimuts. Des affirmations péremptoires, des mises en accusation permanentes,des attaques indirectes pleuvent de tous côtés. Ses interlocuteurs sont acculés en défense, sommés de se justifier, de justifier leurs proches, leur parti, leur camp. Ce qui les installe dans une figure de coupable, il est impossible de répondre à tout. Et laisse les mains libres à Marine Le Pen. Trop occupés à se défendre, ses interlocuteurs ne pensent même plus à lui porter la contradiction.

Pourtant la liste de contre-vérités (pour ne pas dire : de mensonges) proférées par la leadeure du FN est impressionnante. En voici quelques unes :
  • Le Royaume Uni aurait été moins touché par la crise que la zone euro
  • Plusieurs pays dont l’Allemagne, le Portugal, l’Italie, envisageraient de sortir de l’euro
  • Le président Nicolas Sarkozy subventionnerait “la totalité des associations communautaristes”
  • Alain Duhamel aurait affirmé que la crise financière s’arrêterait à la Gréce....
Tellement qu’Alain Duhamel finit par exploser (fait unique à la TV) : “Mais vous me prenez pour un imbécile!”

Et pourtant aussi, les rares propositions qu’elle ose ne tiennent pas une minute devant le débat, tant elles sont énoncées sur le mode incantatoire, celui de la pensée magique. Par exemple :
  • Fermeture des frontières. Mais tous les traités européens prévoient la libre circulation des personnes et des marchandises. Des douaniers ne pourraient que laisser passer tout le monde ou asphyxier le pays en l’empêchant de commercer.
  • Réserver les prestations sociales au nationaux. Oui mais les cotisations sont payées par tout le monde. On ne peut pas interdire à quelqu’un de toucher des prestations pour lesquelles il a cotisé. Ou alors il ne cotise pas. Mais alors son salaire revient beaucoup moins cher que celui des “nationaux”.....
  • Revenir au franc pour pouvoir le dévaluer. Mais alors, fait remarquer Duhamel, le prix du pétrole va flamber, celui des entreprises française chuter, avec le risque de rachat par l’étranger, de délocalisations? Non, dit-elle. Car ce sera une dévaluation “compétitive”.
Incantatoire.


Mais de quoi s’habille le nouveau Front National?
Il prétend laisser de côté les oripeaux de Papa et se tailler un costume (ou un tailleur) sur mesure.

Dédiabolisation
Le FN serait  une victime des médias et de “l’établissement” comme dirait le vieux chef. Marine se démarque de son père sur des dérapage comme les chambres à gaz “détail” de l’Histoire. Elle récuse les groupes  extrémistes que Bruno Gollnisch soutient, elle récuse de même l’étiquette de droite “extrême”. Mais le seul reproche qu’elle trouve à leur faire n’est pas justement d’être extrémiste, raciste ou antisémite, mais d’être “ringards” appartenant au passé. Or ses  récentes déclarations assimilant les prières dans la rue à l’occupation allemande renouent avec ce qu’elle prétend dénoncer. Il faut croire qu’on ne cherche pas tant que cela à se débarrasser de la diabolisation, qui doit être un des fondamentaux de l’identité du FN.

Mono-mousquetaire
Seul contre tous. Marine Le Pen présente tous les autres partis comme rêvant d’adapter la France à la mondialisation. Tous : l’UMP, le Modem, Le PS, les “Verts”.. et seul le FN s’y opposerait.Cette affirmation ne résiste pas une seconde à l’examen. Comme si à droite, il n’y avait pas Dupont-Aignan, De Villiers, mondialistes? Et à gauche : Mélenchon, José Bové,Besancenot.....Oui la question de la mondialisation est politiquement clivante, même à l’intérieur des partis, mais il n’y a pas d’un côté le FN et de l’autre le reste du monde. Ou l’Europe, que Marine Le Pen qualifie de “totalitaire”. Cet argument ne tient pas debout. Il  a pour seul intérêt d’installer l’image d’un FN, seule citadelle protectrice contre les invasions étrangères,comme le château-fort au Moyen Age. Ce n’est pas la réprésentation d’une réalité mais d’une image fantasmée. D’où l’intérêt de la diabolisation qui dresse en effet l’ensemble de la classe politique contre le FN

Vive la laïcite !
Ce thème est nouveau dans le discours du FN. Voilà bien une chose d’autant plus étrange que les catholiques intégristes constituent un des piliers du parti. La laïcite est la neutralité de l’espace public par rapport aux religions. Manifestement il ne s’agit pas de cela au FN. Dénonciation des musulmans qui prient en pleine rue? Mais les processions catholiques, les messes en plein air du pape, la participation du président de la République à des cérémonies religieuses ? Aucune objection. Voilà pourquoi certains défenseurs de la laïcité se trouvent noyautés par l’extrême droite. Le FN croit trouver  ici une base légale lui permettant de mener une offensive contre  l’islam et uniquement contre lui.

Contre le communautarisme
Marine Le Pen n’a pas de mots assez durs pour fustiger cette dissolution de l’identité française dans la mondialisation. Et ce n’est pas de la xénophobie affirme-t-elle, puisqu’il y a au FN des gens issus de l’immigration parfaitement assimilés. Mais c’est bien là le problème. Car elle décrit une nation idéale qui serait fermée à l’intérieur de ses frontières, n’acceptant que ses propres règles du jeu, réservant des avantages uniquement à ceux qui en sont membres, n'acceptant de nouveaux venus de l’extérieur qu’à la condition qu’ils s’assimilent totalement, qu’ils fassent disparaître tout ce qui faisait leur identité, leur différence. mais c’est la définition même du communautarisme. Le FN n’est pas anti-communautariste, il est un communautarisme.

Les gestes parlent plus fort que la voix.
Deux attitudes particulièrement marquantes de Marine Le Pen pendant ce débat.
1. “Lie to me”. Marine Le Pen  se referme sur elle-même, baisse légèrement la tête, réunit des mains sur le bureau, les croise ou les tord, ...quand elle profère une énorme “contrevérité”.
2. Pendant qu’elle écoute Rachida Dati lui dire à quel point la mise en accusation des “immigrés” dans leur ensemble peut être blessante, Marine Le Pen secoue la tête, comme devant un enfant qui ne comprend rien, elle qualifiera d’ailleurs ces propos de “logorrhée”. Puis elle se redresse pour répondre, regarde son interlocutrice de haut, hausse le ton et martèle chacun de ses mots en tapant sur la table avec l’index. On n’est pas du tout dans la situation où deux personnes débattent à égalité, mais où l’une des deux cherche à remettre l’autre à sa place. On interprêtera cela comme on voudra.
Pierre Gandonnière
Par Pierre Gandonnière - Publié dans : Politique - Communauté : Politique française
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Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 12:00

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La révolution internet est passée sur les élections régionales, il est temps d'en mesurer les effets : rien. Ou presque. Ou plutôt si, tout de même, une abstention de 53%. Les médias sociaux ont-ils remobilisé l'électorat? Non. Et pourtant elle tourne la websphère !Cette fois-ci, tout le monde s'y est mis. UMP : les Créateurs de Possibles. Socialistes : la Coopol. Modem : les Démocrates. Ecologistes.....tiens, c'est vrai, comment s'appelle le réseau social des écolos? 

L'UMP, disons-le tout net (ou : tout web), ça n'avait aucune chance de marcher. Le réseau ne peut pas être seulement calqué sur le mode de fonctionnement du parti. Sinon il fonctionne comme une pompe aspirante et refoulante, chargé de faire circuler vers le bas la bonne parole et de faire remonter vers le haut les soutiens enthousiastes. Uns structure pyramidale est parfaitement inadaptée au mode de fonctionnement de l'internet, on le sait. La plateforme UMP aurait coûté dans les 500 000 euros, pour pas grand chose, pour être un relais politique, ou pour afficher une "modernité" qui en fait n'existe pas. Il y a pourtant des vrais internautes à l'UMP, des gens qui savent comment ça marche, des hackers, des geeks, des bidouilleurs. Mais pas touche à la pyramide ! 

Au Modem, l'idée frisait le gag. Un réseau social pose deux questions impossibles à régler. D'abord celle du contenu : quel est le projet politique spécifiquement "centriste" sur lequel nous devons travailler ? Et ensuite celui de la structure. Pour qu'un réseau fonctionne il faut qu'on puisse y circuler, que les voies soient libres et qu'elles conduisent quelque part. Or le Modem est en pleine phase centrifuge, les uns s'éloignant des autres de plus en plus au point de se retrouver dehors. Quant à ceux qui restent, ils se partagent entre ceux qui sont indépendants, mais à droite, alliés à l'UMP, ceux qui sont indépendants, mais à gauche, alliés au PS, et ceux qui sont indépendants, mais nulle part, puisque les électeurs n'en ont pas voulu. 


Chez les socialistes, l'ambition était forte. En +, Benoît Thieulin  avait déjà une expérience de réseau social politique puisqu'il avait aidé les Verts à monter la première version du leur. Il pouvait s'appuyer aussi sur l'expérience brouillonne mais riche de la Ségosphère en 2007. La Coopol devait à la fois permettre  d'élaborer des idées nouvelles selon un processus nouveau, de lancer une dynamique de campagne partant de la base, à la manière d'Obama. Et surtout de décloisonner, d'ouvrir la maison, de courtcircuiter, déborder, dépasser les vieilles structures sclérosantes du parti de Guy Mollet, faites de baronnies, de rivalités rancies, de courants vitrifiés, d'ambitions galopantes. On ne peut pas dire qu'il ne s'est rien passé. D'ailleurs les élections régionales ont été gagnées. Mais manifestement la campagne ne s'est pas jouée là, dans la Coopol. Elle est passée par les modes traditionnels, les marchés, les meetings, en rajoutant une pincée de blog ici et un zeste de webTV là. Les nouveaux médias ont-ils mobilisé l'électorat jeune, les digital natives? On ne dirait pas. Le jeu des courants est toujours là. Les petits meurtres entre amis sont toujours à la mode. Le pouvoir central de la rue de Solférino veut toujours imposer sa loi. Le projet socialiste qui vient de sortir est tout sauf une production du réseau social. La Coopol n'est qu'une fleur de plus à la boutonnière. Du moins pour l'instant.


Et le réseau social des écolos? Il faudrait déjà savoir de quels écolos on parle : les Verts ou Europe Ecologie. Les Verts sont structurés par leur histoire, héritiers des associations de défense de la nature qui ont fusionné pour les créer en 1984. Elles se méfiaient tellement du "pouvoir" qu'elles se sont débrouillées pour qu'il soit impossible de le prendre ni de l'exercer à l'intérieur de la structure. C'est réussi. Europe Ecologie est une mouvance ouverte, faite pour que l'ensembles des organisations qui s'intéressent à l'écologie puissent y trouver leur place, qu'elles soient politiques ou non. Et le réseau social? Et bien c'est la même chose. Il est la mise en réseau de l'ensemble, avec une tradition typiquement écolo du : chacun fait un peu ce qu'il veut dans son coin, on monte des groupes, des projets, on s'autogère avec les ecologeeks. Culturellement, les écolos sont les plus web-compatibles. Europe Ecologie EST un réseau social. L'interpénétration entre sa version On-line et sa version IRL en est la preuve. La richesse de la production du réseau web aussi, même si son impact est encore faible. Reste qu'aujourdhui le réseau social veut prendre le pouvoir, ou plutôt le communautariser. Transformer l'ensemble de la mouvance à deux têtes (Verts-EE) en un seul réseau écolo qui fonctionne réellement comme un réseau et dans lequel les Verts seraient inclus.  Bien sûr Les Verts résistent, ils sont déjà un lieu de pouvoir et n'entendent pas le céder. Le réseau va-t-il gagner? Si c'est le cas, on assistera pour la première fois à la mutation d'un parti politique vers autre chose qu'une structure n'embrigadement. Bataille intéressante à suivre.

Donc la révolution n'a pas eu lieu. Tous les partis se sont réclamés de la campagne d'Obama, mais aucune des campagnes qu'ils ont menées n'y est comparable. Les maniaco-prophètes  en sont une fois de  plus pour leurs frais, pas de miracle du web, Jésus n'a pas marché sur l'eau, les sourds et les aveugles vont pouvoir le rester. Pour l'ensemble des partis politiques, le web reste un outil de plus dans une campagne qui fonctionnne à l'ancienne. On communique peut-être à 360°, mais on se contente de communiquer. Du haut vers le bas. Voilà pourquoi le bas blesse (l'abstention).

C'est que la plupart des réseaux ont été montés en kit par hélitreuillage, c'est à dire téléguidés d'en haut, des hautes sphères, en fonction de ce qui les arrangeait et surtout de ce qui ne les dérangeait pas. Le jeu politique invite à la paranoïa et personne ne résiste à cette invitation. On veut d'abord se protéger, de ses adversaires, de ses amis, empêcher les débordements, les instrumentalisations, les déstabilisations. Bref on veut surtout qu'il ne se passe rien, dans ces réseaux sociaux. Le cahier des charges est fait davantage pour verrouiller que pour ouvrir.

Mais surtout, dans la lutte entre le pouvoir des réseaux et les réseaux de pouvoir, c'est encore une fois les seconds qui gagnent. Le pouvoir réel est toujours là, celui de décider à la place des autres. Que ce soit dans les instances internes des partis ou dans les assemblées délibératives, dans les exécutifs nationaux ou locaux de la République. Les organigrammes, les hérarchies, les réseaux d'élus, les clientèlismes ont toujours droit de vie ou de mort sur les carrières et sur les idées. Les réseaux de pouvoir n'ont aucune intention de laisser le pouvoir des réseaux leur disputer leur place. Mais le pouvoir ne se demande pas, il se prend. Le faible impact des réseaux sociaux politiques ne leur permet pas aujourd'hui de bouleverser le jeu politique. Car la bataille se mène en même temps dans le réel, contres les autocrates, contres les centralisateurs, contre les technostructures, contre les "pyramides", contre les idées momifiées. La mutation est en marche pourtant, même s'il est impossible de savoir où elle mènera. Et comme d'habitude, les politiques sont à la traîne parce que le pouvoir politique est par essence: conservateur.


voir aussi : Royal, Sarkozy, Obama, 3 échecs de la communication politique 

Pierre Gandonnière

 

Par Pierre Gandonnière - Publié dans : Politique - Communauté : Journalistes et clubs presse
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